Close

Dans tous les cas, avant d’acquérir un chiot ne vous précipitez pas, réfléchissez à votre
futur achat, l’achat coup de tête finit souvent par un abandon ! Un chiot ne s’achète pas comme un kilo de sucre ou une boîte de sardines !

En plus de l’achat du chiot, il faut penser que vous devrez l’entretenir toute sa vie (alimentation, frais vétérinaires…), ça a un coût et il vous faut en tenir compte. Pensez aussi à votre disponibilité, si vous n’avez pas de temps
pour lui, ne le prenez pas, il faut pouvoir lui consacrer plusieurs heures par jour !

Et les vacances, l’emmènerez-vous, le ferez-
vous garder ? Par qui ?
Achetez un chien pour la famille et non
simplement pour un enfant qui a promis
de s’en occuper, il se lassera très vite des
corvées et c’est les parents qui devront se
substituer à lui pour les promenades et la
nourriture.

Se renseigner sur la race
C’est essentiel pour le futur propriétaire, il en prend pour 15 ans ! Il serait dommage pour vous et pour le chien que vous vous aperceviez que le Staffordshire Bull Terrier
est un chien qui ne vous convient pas et que vous auriez mieux fait de prendre un Cavalier King Charles par exemple !

Attention également aux couleurs inter dites (baptisées rares par les marchands de chiens et donc vendus plus chers), ainsi qu’aux couleurs « à problèmes ». Sélectionner un éleveur .Dirigez-vous plutôt vers un éleveur expérimenté, un éleveur occasionnel a rarement les compétences nécessaires pour élever correctement une portée, votre chiot risque
de souffrir de carences ou de problèmes de sociabilité qui l’handicaperont parfois toute sa vie ! N’hésitez pas à faire des kilomètres pour choisir votre chiot, l’éleveur le plus près de chez vous n’est pas forcément le meilleur.

Faire une présélection Internet est le moyen privilégié de faire une
présélection des élevages, la plupart des éleveurs ont un site ou tout au moins un blog.

Évitez comme la peste les sites de petites annonces, on y trouve de tout, et surtout le pire ! Faites attention à la présentation du site d’éleveur, un site trop clinquant, trop tapageur, un site ou manifestement l’éleveur se vante sont des signes qui montrent que le webmaster est plus préoccupé par la vente que par l’élevage !
Un site plein de fautes d’orthographes et de français est bien souvent le signe de personnes ayant une instruction insuffisante pour mener à bien une réelle politique d’élevage. « Élevage familial » ne veut strictement rien dire, sauf que l’éleveur n’est pas équipé correctement ou qu’il manque d’expérience, cette mention cache quasiment dans tous les cas ceux qui élèvent en fraude. Certains « élevages familiaux » produisent plus que des éleveurs déclarés et bien souvent les chiots sont relégués au fond du garage et la mère au fond d’un vari-kennel.
Attention également aux éleveurs qui font trop de races, là encore ça signale une préoccupation plus commerciale que d’élevage (et peut parfois aussi signaler un importateur ou revendeur déguisé en éleveur).
Mais par-dessus tout, n’achetez ni en animalerie (les chiots ne sont pas socialisés et parfois porteurs de maladies, les vendeurs les vendent comme des paquets de croquettes, inutile de compter sur eux pour un conseil), ni en salon animalier, c’est là que les marchands de chiens écoulent leur
production (pas socialisée non plus).

Le premier contact

Attention aux beaux parleurs, certains
sont meilleurs vendeurs qu’éleveurs, réfléchissez avant de croire tout ce qu’on vous dit !

Par exemple, j’ai entendu parler d’un vendeur qui se vantait
que son étalon (bleu) était titulaire de
25 championnats… plusieurs vies de Stafordshire Bull Terriers n’y suffiraient certainement pas, en fait ce chien était tout juste confirmé et inconnu du milieu des expositions !!!

Dites-vous bien que votre interlocuteur ne vous dira que ce qu’il voudra bien vous dire !

Posez des questions.

Ne commencez pas par demander le prix, ça donne l’impression qu’il n’y a que ça qui vous intéresse et que vous ne cherchez qu’à acheter le moins cher sans vous préoccuper de la qualité du chien ! Ça a le don d’agacer les éleveurs passionnés et vous risquez de ne pas avoir l’attention que vous méritez. La question du prix est importante, elle doit être posée, mais au
cours de la conversation simplement.

Préparez vos questions avant la communication téléphonique, ça vous évitera, après coup, de dire « zut j’aurais dû demander ça ! »

Les questions importantes que vous pourrez poser sont par exemple
• Style de chiens produits ? • Couleurs ?
• Caractère ? • Est-ce que les tests ont été effectués ?
C’est un point très important ! Il existe dans la race deux tares génétiques pour lesquelles il existe un test, à savoir : HC (cataracte héréditaire) et L-2-HGA (maladie nerveuse).

Il y a 3 stades de ces tests :

Il n’est nullement nécessaire que les deux le soient, un chiot porteur sain ne développera jamais la maladie, je le rappelle et on peut simplement dire qu’au niveau de la reproduction ça limitera simplement le choix de ses partenaires.

Les annonces qui précisent que tous les chiens sont HC et L-2-HGA clear ne sont que de la publicité, certains chiens n’ont que ces qualités qui leur permettent de reproduire, être exempts de ces tares génétiques ne remplace pas la conformité au standard !

Par contre, il faut vraiment que les parents
soient testés, la pire des choses est la reproduction « à l’aveugle ».

Ne pas faire tester un chien ne veut pas dire qu’il n’est ni porteur sain, ni malade !
• Sont-ils LOF ? (question bête, mais on ne
sait jamais…).
• Etc…

En aucun cas ne jouez les inquisiteurs,
l’éleveur a droit au respect tout comme vous ! Répondez aussi aux questions de l’éleveur, celui-ci est soucieux de savoir où
iront ses chiots !

Contrairement à ce que vous pourriez croire, l’éleveur n’est absolument pas obligé de vous vendre un chiot, il peut très bien juger que vous ne remplissez pas les conditions nécessaires pour garantir le bien-être du chiot.
Finalement, demandez à visiter l’élevage si vous êtes intéressé, cette démarche doit venir de vous.
Évitez les éleveurs qui vous rappellent après votre coup de téléphone et essaient de vous forcer la main !
La visite d’élevage

Encore une fois soyez correct ! Décommandez-vous si vous avez un empêchement, il est très désagréable pour l’éleveur d’attendre quelqu’un qui ne viendra pas !
Contrôlez vos enfants, évitez qu’ils courent partout, ouvrent chenils et parcs à chiots…
Ne fouinez pas partout, vous visitez l’élevage, vous ne faites pas une perquisition, les éleveurs aussi ont droit à leur intimité.
Par contre vous pourrez juger comment vous êtes reçus et le temps qui vous est consacré, l’attention qu’on vous porte, vous pourrez également détecter si l’éleveur veut vous vendre « sa marchandise »
coûte que coûte !

Par contre vous pourrez juger comment sont traités les chiens :
• Leur état : Les chiens doivent sembler en bonne santé avec un poil brillant, toutefois les femelles qui viennent d’allaiter peuvent
ne pas être en état de poil.
• Leurs conditions de vie : Les vari-kennels ne sont pas un logement décent pour un chien, les chenils surpeuplés non plus, les chiens doivent disposer d’un minimum d’espace vital.
• Leur degré d’intimité avec l’éleveur : Les adultes qui ne connaissent pas l’éleveur ou ceux qui en ont peur, c’est grave !
• Leur caractère : Les staffies sont des chiens enjoués, gais, s’ils sont tristes et peureux ou agressifs, c’est mauvais signe. N’oubliez pas que c’est la mère des chiots qui éduque ses petits en premier et qu’une mère mal dans sa peau donne en général des chiots mal dans leur peau.
• Etc…
Bien sûr, quel que soit l’éleveur, tout ne sera pas parfait, ce sera à vous de faire la part des choses !
Si on vous met d’office un chiot dans les bras, posez-le et partez, c’est une technique digne d’un marchand de chien que d’attendrir les gens avec un chiot !

Sélection du chiot


Le plus gros chiot n’est pas forcément le meilleur. Faites vous conseiller par l’éleveur pour obtenir le chiot qui vous conviendra le mieux, il voit les chiots en permanence et vous vous les découvrez simplement, l’un ou l’autre des chiots peut être perturbé ce jour-là.
Ne cachez pas à l’éleveur la destination réelle du chiot, si vous lui dites que vous voulez un chien pour compagnie alors que vous souhaitez faire de l’élevage par exemple, un éleveur consciencieux et compétent ne vous proposera pas forcément le même chiot.

En effet pour la compagnie, il vous proposera peut-être un chiot d’une lignée peu prolifique ou qui pose des problèmes de reproduction (césarienne par exemple), alors que si vous demandez un chiot pour
l’élevage, il vous proposera plutôt sur une lignée prolifique.
La franchise est de mise de chaque côté !


Et rappelez-vous, aucun chiot n’est parfait quoiqu’en disent certains éleveurs. Même si vous faites confiance à l’éleveur, vérifiez quand même les dents et les testicules pour les mâles.

Son alimentation


Lui donner 3 repas par jour jusqu’à 4 mois au moins, puis 2 repas par jour. Vous pourrez éventuellement réduire à un repas par jour après 15 mois, mais il vaut mieux qu’il reste à 2 repas par jour à vie.


La ration ménagère (viande et légumes) est à déconseiller à cause des difficultés pour équilibrer son régime. De même évitez les boîtes, leurs qualités nutritives étant insuffisantes, pour les mêmes raisons vous éviterez les croquettes de supermarché.


Préférez des croquettes de bonne qualité adaptées à l’âge du chiot. Vous donnerez les quantités préconisées par le fabriquant en augmentant ou en diminuant légèrement (pas plus de 10%) les doses suivant l’exercice et l’appétit de votre chiot. Vous maintiendrez à disposition en permanence une gamelle d’eau propre et fraîche.


Les extras
Vous pourrez donner de temps en temps quelques os de veau pour qu’il se fasse les dents, retirer l’os après 2 à 3 jours et moins si le temps est orageux. Vous pouvez également lui fournir des « cigarettes » en peau, celles-ci ont l’avantage de ne pas se corrompre avec le temps. Les récompenses sont
données sous forme de gâteaux pour chiens ou petits dés de fromage, tout cela en quantités modérées. Ne jamais donner de sucre ni de chocolat, ce dernier étant très nocif.


Si vous utilisez des croquettes de bonne qualité les compléments alimentaires sont totalement inutiles et même nocifs, ces compléments ne doivent être donnés que sur prescription de votre vétérinaire.

Des sorties tranquilles
Même si votre chiot a atteint sa taille adulte, même s’il vous semble robuste, évitez-lui, les efforts violents et les grandes promenades avant au moins 15 mois. Munissez-vous toujours d’eau lors de vos promenades, l’eau que vous rencontrerez sur votre chemin n’est pas forcément de
bonne qualité et ménagez des pauses pour éviter qu’il se fatigue.


Soins vétérinaires
• La vermifugation
Une fois par mois jusqu’à 6 mois, puis 2 fois par an.
Vermifugez 1 semaine avant le rappel de vaccination.
Demandez à votre vétérinaire quel vermifuge utiliser, pas à votre pharmacien, en effet il est vendu en pharmacie des vermifuges totalement inefficaces.
• Les vaccinations
En général, au sortir de l’élevage, les chiots ont subi au moins une injection des vaccins contre les maladies suivantes : maladie de Carré, hépatite, parvovirose, touxdu chenil. Certains éleveurs ont fait aussi pratiquer la vaccination contre la leptospirose, si cela n’a pas été fait, il vaut mieux
attendre l’âge de 3 mois, ce vaccin, par ailleurs très utile puisque la leptospirose est transmise par l’urine de rat, est extrêmement allergisant et déclenche parfois un œdème de Quincke.

Pour la suite des protocoles vaccinaux, suivez les conseils de votre vétérinaire. Toutefois, je ne conseille la vaccination contre la rage qu’à partir de 6 mois. De même, à mon avis, la vaccination contre la piroplasmose n’est nécessaire que dans les régions à haut risque.
Si vous promenez votre chien à la campagne, protégez-le contre les tiques et les puces, à l’aide de pipettes appliquées directement sur la peau, ou mieux, un collier antiparasitaire dont certains protègent également contre la leishmaniose, maladie très grave, provoquée par la piqûre du phlébotome, moustique méditerranéen.

• Les dents
La pousse des dents définitives commence vers 4 mois et quelques fois un peu avant. Parfois les dents de lait ne tombent pas, il faut les extraire afin que la pousse des dents définitives n’en soit pas perturbée.
De nombreux défauts de dents chez les adultes sont les conséquences de la persistance de dents de lait qui dévient les dents qui poussent et faussent ainsi leur positionnement.

• Le collage des oreilles
Il est pratiqué quasi systématiquement en
Angleterre, il est destiné à corriger les petits
défauts de positionnement de celles-ci et permet d’avoir un port bien symétrique, mais en aucun cas il ne corrigera les oreilles parfaitement droites ou les oreilles pendantes. Il est préférable de commencer ce collage de bonne heure, vers 4 mois et de leprolonger jusqu’à 8 mois environ. Pour cela
on utilisera une colle textile au latex et non
une colle cyanolitique trop forte et qui peut
également provoquer des allergies. On
enduit le pli derrière l’oreille d’un trait de
colle, on maintient 30 secondes et c’est fait,
on recommencera cette opération dès décollement. Il ne faut en aucun cas rem-
placer ce collage par un agrafage, certains
le font, mais c’est douloureux et dangereux
si le chiot s’accroche l’oreille dans quelque
chose.

• La propreté
Sortez votre chiot juste après son repas, promenez-le jusqu’à ce qu’il ait fait ses besoins, félicitez-le, caressez-le dès que c’est fait. À la maison, si vous le prenez sur le fait, grondez-le, mettez-lui le nez dedans, sinon c’est trop tard, il ne comprendra pas pourquoi on le gronde si le « délit » est déjà ancien. Au début il aura du mal à tenir toute la nuit, mais en grandissant, il deviendra propre.


• Les jouets
Les jouets sont utiles pour le chiot comme pour l’adulte, ils doivent être robustes et ne pas se détruire en risquant d’obstruer le tube digestif ou même de le blesser. Un jouet en caoutchouc très dur fera l’affaire, il se désagrège en tout petits morceaux, une corde nouée est une bonne
alternative.
Certains jouets en plastique dur forment des copeaux pointus qui risquent de léser le tube digestif.
Les balles très dures en plastique usent les dents prématurément.

Le voici adulte…

• L’hygiène
L’entretien du Staffordshire Bull Terrier adulte est des plus simples, c’est un chien à poils ras, un coup de brosse quotidien pour enlever les poils morts lui suffit. Un bain par mois, pas plus, avec un shampoing spécifique pour chien, les shampoings pour les humains, même ceux pour bébé irritent leur peau.

• La coupe des ongles
Si votre Staffie fait de longues promenades, ses griffes s’useront d’elles-mêmes, sinon, il faudra les couper pour faciliter sa démarche. Pour cela il faudra procéder avec soin, avec un coupe-ongles pour chiens, en faisant bien attention de ne pas atteindre la pulpe qui se trouve à l’intérieur de la griffe.

Ces conseils sont également valables pour les chiots.
• Les promenades
Promenez votre chien au moins 2 heures par jour quel que soit son âge. Le petit pipi du matin et la sortie au coin de la rue après le film du soir sont insuffisants, sinon ne vous plaignez pas des dégâts s’il n’a pu dépenser son excès d’énergie ! La promenade doit s’accompagner de jeux, rapport de balle ou d’objets.