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Qu’on soit utilisateur, exposant ou simple amateur de la
race, la santé doit être la première préoccupation de tous
les propriétaires de Staffies.
Le Staffordshire Bull Terrier peut vivre très vieux, mais pour cela il faut prendre quelques précautions dès son plus jeune âge.
De l’exercice, oui mais…
La croissance du Staffie peut paraître rapide, toutefois il ne faut pas oublier qu’il n’est pas forcément mature, os, tendons et muscles ont besoin de se renforcer. Ne pas commencer les exercices violents avant au moins 15 mois. On se contentera de promenades au rythme du chiot, sans courir, sans forcer, on s’arrêtera dès qu’on détecte des signes de fatigue, ménageant ainsi des poses de récupération. On n’oubliera pas
non plus de se munir d’eau, le chiot ayant besoin de s’abreuver fréquemment. Ainsi on évitera des accidents graves qui pourraient avoir des répercussions dans la vieillesse du chien.

Accidents constatés chez les chiots dus à l’inconscience du maître :
• Rupture des ligaments croisés.
• Fractures de fatigue, décollement du cartilage de croissance de l’os (simplement en jouant trop longtemps à la baballe !).
• Surmenage avec perte de conscience…
Ces accidents ne sont pas sans conséquences et peuvent laisser des séquelles, en plus essayez donc de maintenir un jeune Staffie au repos complet !

L’alimentation

C’est l’autre paramètre qui fera de votre chiot un adulte sain ! Le chiot a besoin d’une nourriture de qualité en quantité suffisante pour lui assurer une croissance harmonieuse. Contrairement à la mode
qui veut que le chiot soit sec, on peut tolérer un léger surpoids, car la limite est trop mince entre sec et sous-alimenté. En sousalimentant le chiot on provoque des carences dont le chien souffrira toute sa vie ! On lui donnera de bonnes croquettes de marque adaptée à son âge et on fuira les croquettes bas de gamme de marque inconnue, les restes de table ou la ration ménagère (à moins d’être un spécialiste en
alimentation animale). Les grandes marques de croquettes ont développé des produits parfaitement adaptés et équilibrés
amenant tous les nutriments nécessaires à la croissance des os, des tendons et des muscles. L’argent que vous ne mettrez pas dans les croquettes, vous le donnerez avec intérêt au vétérinaire et celui-ci ne pourra bien souvent que limiter les dégâts, le mal étant déjà fait ! Ainsi vous donnerez à votre Staffie le maximum de chances de rester longtemps auprès de vous en bonne santé !
Hélas, tout ceci ne fait pas tout, la nature est hostile et malgré toutes vos précautions, votre compagnon sera en butte à des maladies. Certaines sont d’origine virales, bactériennes ou parasitaires, d’autres sont d’origine génétiques. Au fur et à mesure du développement de la race, ces tares sont apparues spontanément, il est bien certain, hélas, que de nouvelles tares génétiques, inconnues jusqu’à maintenant vont
apparaître dans l’avenir. Le mode de transmission principal des tares génétiques est expliqué dans le chapitre concernant la génétique.

Avertissement : Cette liste est, hélas, loin d’être exhaustive, elle ne répertorie que les maladies génétiques les plus communes dans la race.

Les maladies nerveuses
• L-2-hga
La L-2-HGA (L-2-hydroxyglutaric aciduria) chez le Staffordshire Bull Terrier est une maladie neuro-métabolique caractérisée par des taux élevés d’acide L-2-hydroxyglutarique dans l’urine, le plasma et le
liquide cérébrospinal. Elle affecte le système nerveux central,
avec des signes cliniques apparaissant habituellement entre 6 mois et un an (bien qu’ils puissent apparaître plus tard). Les symptômes incluent des crises d’épilepsie, démarche vacillante, tremblements, raideurs musculaires après exercice ou excitation et comportement altéré : désobéissance, agressivité.
La mutation, ou changement de structure du gène, est probablement intervenue spontanément chez un seul chien, mais une fois dans la population elle a été héritée de génération en génération comme n’importe quel autre gène. La maladie montre un mode d’héritage autosomal récessif : deux copies du gène défectueux (un hérité
de chaque parent) doivent être présentes pour qu’un chien soit affecté par la maladie. Les individus avec une copie du gène défectueux et une copie du gène normal, appelés porteurs sains, ne montrent aucun
symptôme mais peuvent passer le gène défectueux à leur descendance. Quand deux porteurs apparemment sains sont croisés, 25% (en moyenne) de la descendance sera affectée par la maladie, 25% sera indemne et les 50% restant seront eux-mêmes porteurs.
La mutation responsable de la maladie a été identifiée à l’Animal Health Trust. En utilisant les informations issues de cette recherche, nous avons mis au point un test ADN pour cette maladie. Ce test ne diagnostique pas seulement les chiens affectés par la maladie mais peut aussi détecter les chiens qui sont porteurs, ne montrant aucun symptôme de la maladie mais capable de produire des chiots affectés. Les porteurs ne pouvaient être détectés par les tests disponibles auparavant qui incluaient, soit un test d’urine ou de sang pour détecter le taux élevés d L-2-hydroxyglutarate, soit l’IRM. Dans la plupart des circonstances, il y aura un nombre beaucoup plus grand de porteurs que d’affectés dans une population. Il est important d’éliminer de
tels porteurs d’une population de reproducteurs dans la mesure où ils représentent un réservoir caché de maladie qui peut produire des chiens affectés à tout moment.

Problèmes musculaires
• Myotonie
Maladie héréditaire qui provoque le retardement de la décontraction des muscles après l’effort, les sujets atteints ont souvent les muscles hypertrophiés. Cette maladie aboutit à terme à une dégénérescence des
muscles. Il n’existe aucun traitement efficace, mais les symptômes s’atténuent en faisant travailler les muscles (entraînement).

Problèmes oculaires
• Cataracte Héréditaire (HC)
La cataracte est due à l’opacification du cristallin qui empêche les signaux lumineux d’atteindre le nerf optique provoquant la cécité plus ou moins complète suivant le degré d’opacité. La cataracte peut avoir de nombreuses causes. La forme la plus commune est la cataracte sénile observable chez les sujets âgés.

Les autres formes sont :

Cataracte traumatique.

Cataracte liée à une pathologie générale (diabète…).

Cataracte médicamenteuse (encore cette maudite cortisone).

Cataracte due à une maladie du fœtus (congénitale).

Cataracte héréditaire.
Ne pas confondre cataracte héréditaire et congénitale. Les tests génétiques ne détectent que la cataracte héréditaire, mais pas les autres formes, pourtant bien
plus fréquentes.

Persistance du vitré primitif = Persistent hyperplastic primary vitreous (PHPV)
Lors de la gestation le vitré est alimenté par une artère : artère et veine hyaloïdiennes qui irriguent aussi la rétine et le cristallin embryonnaires. Par la suite l’artère hyaloïdienne se ferme et le vitré primitif est remplacé par une gelée transparente : le vitré définitif.
Or il arrive que l’artère hyaloïdienne ne se ferme pas, le vitré reste donc dans l’état, le vitré sera vascularisé, la nutrition du cristallin sera perturbée et celui-ci perdra sa transparence. La cataracte en résultera donc !

• Luxation de la glande de Harder
ou nictitante.
C’est une glande lacrymale qui se situe au coin interne de l’œil. Lors de la croissance du chiot, il arrive quelquefois que cette glande devienne protubérante et enflammée. Ceci est dû au fait que la glande grandit plus vite que le crâne, cette maladie touche toutes les races brachycéphales, dont le Staffordshire Bull Terrier.
On voit alors une petite boule rouge protubérante dans le coin interne de l’œil. Si la glande n’est pas trop irritée on peut la remettre soi-même en place, si elle est très irritée il faut consulter un vétérinaire pour la prescription d’un collyre. En cas de récidive trop fréquente ou si la glande est trop luxée, le vétérinaire devra intervenir chirurgicalement pour enfouir cette glande.
ATTENTION : Un vétérinaire inexpérimenté peut vous proposer l’ablation comme ça se pratiquait autrefois, refusez et allez voir un bon vétérinaire ophtalmologiste, sinon vous pourriez être contraint de mettre du collyre à vie car la sécrétion lacrymale deviendrait insuffisante.

Problèmes osseux
• Dysplasie de la hanche
Chez le chien normal, la tête du fémur s’encastre dans la cavité glénoïde du bassin d’une manière serrée pour former une articulation solide.
Selon une étude américaine de l’OFA (Orthopedic Foundation for Animals) la proportion de Staffordshire Bull Terriers dysplasiques serait de 17,4%, plaçant ainsi le Staffie au 47e rang des races étudiées.
Pour comparaison l’American Staffordshire se situe à 25,8% et à la 20e place.
La dysplasie de la hanche peut avoir trois causes :
• Soit la cavité osseuse est trop peu profonde pour accueillir la tête.
• Soit la tête du fémur n’a pas la forme qu’elle devrait avoir, c’est-à-dire sphérique.
• Soit les ligaments qui soutiennent ces os sont trop lâches pour maintenir leur congruence.

L’articulation prend donc du jeu et peut
même dans les cas extrêmes ou dans l’effort se déboîter et avec le temps, des
arthroses se forment. Cette maladie est héréditaire, mais à l’heure actuelle aucun test ne permet de prévoir quels chiots hériteront de cette tare qui est aggravée par les conditions de vie du chiot. Il est fortement recommandé
de ne pas faire reproduire de chiens dysplasiques car on a affaire à des sujets atteints et non simplement porteurs et on ne peut prédire les conséquences sur la descendance.
Bien sûr, le chien fortement dysplasique est inapte à tout exercice physique. Le seul vrai traitement du chien dysplasique est chirurgical et implique la pose d’une prothèse remplaçant la (ou les) tête de fémur
défectueuse. C’est une opération très
lourde et onéreuse.

Il existe une dysplasie de l’épaule, mais le Staffordshire Bull Terrier n’y est pas sujet si l’on en croit l’étude OFA correspondante.
• Ostéochondrite dissecante de l’épaule ou de la hanche
C’est un petit fragment du cartilage qui se détache de l’os et reste dans le liquide synovial, provoquant une boiterie intermittente. L’origine en est génétique, comme pour la dysplasie de la hanche il est fortement déconseillé de faire reproduire un animal atteint. Elle apparaît lors de la croissance, il est donc nécessaire de ne pratiquer aucune discipline sportive avant la croissance complète du chien.
Le traitement est chirurgical, on enlève l’éclat de cartilage.

• Luxation de la rotule
La rotule permet au genou de se plier en
glissant verticalement dans la tête du
fémur creusée d’une cavité ressemblant à
une poulie, appelée trochlée. Si cette trochlée n’est pas assez creuse on aboutit à une instabilité de la rotule qui finit par sortir latéralement, c’est ce qu’on appelle luxation de la rotule. Elle peut être héréditaire ou traumatique, chez les chiens remuants comme un Staffordshire Bull Terrier les articulations sont mises à rude épreuve et il n’est pas rare que les chiens se lèsent ou se rompent les ligaments croisés (qui soutiennent la rotule), ce qui aboutit à la luxation de la rotule sans que la trochlée soit
en cause. Sauf si on est vraiment sûr que la luxation de la rotule est d’origine traumatique, il est recommandé d’éliminer le sujet affecté de la reproduction.
Symptômes d’une luxation d’origine traumatique : lors de la course, le chien pousse un cri et marche sur 3 pattes, il ne peut plus fléchir la patte malade. Un traitement chirurgical est nécessaire pour remettre et maintenir la rotule à sa place, elle consiste à creuser la trochlée.

• Fente palatine
Dans certaines portées, un ou plusieurs
chiots peuvent avoir ce qu’on appelle vulgairement un « bec-de-lièvre ». Le palais, pas complètement fermé communique avec le nez. Il est rare de trouver un sujet adulte présentant ce type d’anomalie dans la mesure où chiot, il a eu du mal à s’alimenter, en effet le lait ressort par le nez et l’éleveur, en général, supprime ce chiot plutôt que de le voir mourir de faim.
On peut parfois traiter chirurgicalement ce type d’anomalie, mais c’est une chirurgie lourde que bien peu de chiots supporteront !

On peut réduire l’occurrence de l’apparition de tels chiots dans les portées par un apport d’acide folique à la mère dès les premiers temps de la gestation. Une grande marque de croquettes a créé un aliment destiné aux mères gestantes, il s’appelle HT42D et donné dès le début des chaleurs, il permet de minimiser ce risque parmi d’autres. Depuis que j’emploie ce produit, je n’ai plus jamais eu de fentes palatines chez mes chiots. Les dents Les problèmes de dents sont sans doute majoritairement d’origine génétique. Il faut noter dans les tares handicapantes les crocs convergents qui blessent le palais, il
faudra les faire limer ou mieux arracher pour le bien-être du chien !.

Problèmes de peau
• Alopécie des robes diluées (Alopécie du gène bleu)
Au gène bleu est associée une anomalie du pelage appelée alopécie des robes diluées, c’est une génodermatose. Les grains de mélanine ne se répartissent pas d’une manière harmonieuse dans le poil, celui-ci
devient malade et tombe. Cette tare peut être associée à la démodécie. Certains chiens bleus perdent leur pelage vers 5 à 6 ans en moyenne, des recherches ont prouvé que cette perte était d’origine génétique et liée à la couleur. Certains chiens bleus ont un pelage à l’aspect mité bien avant cet âge.
Tous les chiens bleus ne perdent pas leurs poils : dans le Staffordshire Bull Terrier on ne sait pas la proportion de chiens perdant leurs poils dans la mesure où dans son pays d’origine la couleur bleue n’est
que tolérée (comme toutes les couleurs délavées) et qu’à la naissance la plupart ont été supprimés, on ne peut se baser que sur les chiots donnés aux amis comme « pet-dogs », ce qui n’est pas significatif !
Avec l’actuelle mode européenne et surtout française, où ces chiens qui ne valaient rien sont achetés à prix d’or, on va bientôt mieux se rendre compte de la proportion de chiens affectés par cette tare ! Il n’existe
aucun traitement de cette anomalie.

• Démodécie
Le démodex est un parasite commun et normal du chien, plus de 85% des chiens en sont porteurs (donc en général, si on cherche, on trouve). On parle de démodécie lors de la multiplication anormale,
importante du parasite.
Signes cliniques : Alopécie sans démangeaisons.
Le parasitisme se présente sous deux formes :

Forme localisée sèche : Mineure, commune chez le chiot (dont le système immunitaire n’est complètement opérationnel
qu’à 14 mois environ), une éventuelle déficience immunitaire n’est pas à redouter car il est rare que cette forme évolue vers une forme généralisée. Dans ce cas le remède est souvent pire que le mal, un bain antiseptique périodique suffit, la guérison est spontanée.

Forme généralisée sèche ou purulente localisée ou généralisée (pyodémodécie) : Majeure, résistante aux traitements, récidives fréquentes, possibilité de déficience immunitaire (déficience en cellules T).
Si cette forme persiste à l’âge adulte, il est déconseillé d’employer le sujet pour la reproduction.

Mode de transmission : Infection généralement due à la mère dans les premiers jours de la vie, mais quelquefois due à la cohabitation avec des chiens infectés de chiots immunodéprimés.
Développement : La forme localisée peut survenir lors d’un affaiblissement de l’organisme, en particulier du système immunitaire, parmi les causes on peut lister : Carence en vitamines (A, E…),
allergies alimentaires, vers, médicaments (en particulier corticostéroïdes), irritation par des produits chimiques, stress, pousse de dents, cancers…
• Dermatite Atopique Canine Mot souvent employé par le vétérinaire
lorsqu’il n’arrive pas à diagnostiquer avec précision la cause d’une perte de poils !
Plus sérieusement, cette maladie existe bien, elle est probablement d’origine génétique ou tout au moins à prédisposition raciale, elle est due à une allergie.
Son diagnostic est difficile et implique des tests lourds et un traitement de désensibilisation qui ne l’est pas moins, avec des
chances de réussite plus ou moins aléatoires. Elle est souvent associée à la malassezia ou à la démodécie (en particulier à
cause d’un traitement aux corticostéroïdes.

• Dysplasie Folliculaire des Poils Noirs
(DFPN)
Selon certains chercheurs, ce serait simplement une forme de l’Alopécie des robes diluées (voir plus haut). Cette thèse est corroborée par le fait que les rares cas
diagnostiqués en France ont pour seul
point commun de descendre d’un même
ancêtre (noir bringé) dont la lignée comporte de nombreux chiens bleus ! La
grosse différence, c’est qu’elle est extrêmement rare dans le Staffordshire Bull Terrier, alors que l’alopécie des robes diluées est très commune chez les chiens bleus.

• Malassezia
Due à une levure, elle peut atteindre les chiens à n’importe quel âge, quel que soit le sexe. Elle est souvent saisonnière mais peut persister à travers les saisons. La malassezia est présente dans 50% des chiens sains et c’est sa prolifération qui créée la maladie. Une prédisposition génétique a pu être mise en évidence et le Staffordshire Bull Terrier fait partie des races sensibles. Elle se localise surtout dans le canal auriculaire, entre les doigts, sur les pattes, autour de l’anus, des lèvres, mais peut aussi toucher d’autres parties du corps.
Signes cliniques : Alopécie avec fortes démangeaisons, aspect graisseux de la peau et odeur désagréable de graisse rance.
On n’a pas pu mettre en évidence une quelconque contagion de la malassezia.

En règle générale le Staffordshire Bull Terrier est un mauvais client des vétérinaires, robuste par nature, il est doté d’une excellente santé, mais enfin nul n’est à l’abri des microbes, virus et parasites.
• Parvovirose, Leptospirose, Hépatite virale, Maladie de Carré, Rage
Ces maladies sont citées pour mémoire, si le chien est correctement vacciné, il n’a aucune raison de les contracter. On n’insistera jamais assez sur l’importance de respecter les dates de vaccination !
• La toux du chenil
Il existe de nombreux agents pathogènes, certains microbiens, d’autres viraux, une vaccination adéquate protégera le chien de la plupart d’entre eux. Toutefois, parfois on peut attraper cette toux, surtout si on
fréquente les expositions canines, en général elle est bénigne.

Ces parasites et leurs symptômes ne sont décrits que pour information, seul votre vétérinaire est compétent pour établir le diagnostic et le traitement.

Parasites externes

• Les puces
C’est sans doute le parasite du chien le plus connu. Il faut traiter non seulement l’animal contaminé, mais aussi l’environnement, en effet la larve survit très longtemps et s’accroche aux fibres de la moquette ou du tapis et même les aspirateurs n’arrivent pas à la détacher, elle se
nourrit de déchets organiques et est relativement bien protégée contre les insecticides. Le mieux est donc d’empêcher la contamination, un collier antipuces est très efficace.

• Les tiques
Responsables de la maladie de Lyme (borréliose) et de la piroplasmose. Heureusement les tiques ne sont pas toutes infectées. Après la promenade il faut bien inspecter son chien pour découvrir s’il n’a
pas récolté une ou plusieurs tiques. Les tiques s’attrapent en toutes saisons, même l’hiver. Si c’est le cas, il faut les enlever immédiatement avec les ongles, une pince à épiler ou un crochet spécial qu’on trouve chez le vétérinaire, chez le pharmacien ou même chez Décathlon.
Désinfecter la plaie laissée par la tique. Le mieux est d’utiliser un collier antitiques efficace.

• Les gales

Démodécie : La maladie due à ce parasite est décrite dans le chapitre « maladies génétiques ». Transmission de la mère aux chiots, très peu contagieuse, alopécie sans démangeaison. Cette maladie est en général bénigne.

Gale à Chenillette (cheyletiellose) : Ce parasite est transmissible à l’homme, mais provoque une maladie bénigne qui se guérit d’elle-même, car les parasites ne se reproduisent pas sur l’homme ! Provoquée par un gros acarien qui vit à la surface de la peau.
Signes cliniques : Démangeaison, pellicules de diverses tailles surtout localisées sur la tête, la ligne de dos et la base de la queue, parfois alopécie diffuse. Très contagieuse par simple contact.

Gale des oreilles (otacariose) : Fréquente chez les chiots, elle est très
contagieuse par simple contact. Elle se présente sous forme d’une pâte noirâtre dans le conduit auditif, cette pâte dégage une odeur nauséabonde et provoque des démangeaisons et souvent des otites. L’animal se gratte les oreilles et secoue fréquemment la tête.

Gale Sarcoptique :
Ce parasite est transmissible à l’homme ! Démangeaisons intenses : mouvements de grattage, léchages et mordillements. La conséquence est l’apparition de lésions traumatiques de grattage : rougeurs,
excoriations, squames, plaies et croûtes, perte de poils. On peut rencontrer des surinfections.

• Les teignes
Les teignes sont provoquées par des champignons microscopiques, elles sont très contagieuses. Ce parasite est transmissible à l’homme !
Teignes sèches : Elles provoquent des alopécies circulaires bien nettes, on peut parfois confondre les lésions avec celles de la démodécie. Les lésions sont plus ou moins prurigineuses.

Kérion : Forme de teigne inflammatoire et suppurée. Le tégument parasité est rouge vif, tuméfié, en relief par rapport à la peau
saine, formant un macaron circulaire saillant. À sa surface apparaissent des micropustules, remplies d’un pus épais. Le
kérion est essentiellement localisé à la tête, notamment au pourtour des lèvres, au chanfrein, au front.

Parasites internes
Seul le vétérinaire peut vous prescrire le vermifuge adapté.
• Vers ronds
Ascaris : Ce parasite est transmissible à l’homme ! Vers de 5 à 20 cm de long qui parasite l’intestin grêle des chiens. Responsables de retards de croissance, mauvais état général, désordres digestifs, anémie et
mauvaise immunisation vaccinale.

Ankylostomes : Quelques rares cas de transmission l’homme ! Petits vers de 1 à 1,5 cm de long localisés dans l’intestin grêle.
Peuvent provoquer des entérites hémorragiques graves ou des anémies.

Trichures : Vers de 2 à 4 cm de long qui vit dans le gros intestin des chiens.
Responsables de colites hémorragiques, d’anémie, de dégradation de l’état général.

• Vers plats
Dypilidium : Ce parasite est transmissible à l’homme ! Il est transmis par les puces, il faut vermifuger le chien avec un produit
adéquat après l’avoir débarrassé de ses
puces. C’est un ténia de taille moyenne
(40 cm) dont les anneaux ressemblent à
des graines de concombre, une fois desséchés ils ressemblent à des grains de riz. Il peut infecter l’homme mais il est facile de s’en débarrasser avec un simple vermifuge.
Ténia échinocoque : Ce parasite est
transmissible à l’homme ! C’est un tout
petit ténia, mais sa larve peut être mortelle, elle se développe dans les organes tels que le foie et le détruit en provoquant des kystes qui peuvent peser plusieurs kilos !
Le contact avec les renards, vecteurs de
transmission, est à éviter à tout prix.
• Maladies régionales
À cette longue liste il faut ajouter 2 maladies régionales transmises par les moustiques, ces maladies sont extrêmement graves, elles sont mentionnées ici parce que la zone de contamination s’étend.
Leishmaniose : Due à un protozoaire
transmis par le phlébotome, genre de
moustique, cette maladie est souvent fatale ou tout au moins extrêmement difficile à soigner. En général les premiers symptômes sont la perte de poils, la formation de pellicules et de petites plaies ouvertes.
Ensuite inflammations cutanées, les ongles deviennent trop longs et cassants.

Dirofilariose (vers du cœur) : Cette
maladie est également transmise par un
moustique : le Culex pipiens, dont les
femelles sont les hôtes de la larve de ce
vers parasite. En piquant, ces moustiques
inoculent ces larves qui migrent à travers
les muscles dans le système sanguin pour
finir par se développer dans le cœur. Les
symptômes apparaissent plusieurs mois
après les piqûres qui ont provoqué la
maladie.
Le chien présente une dégradation de sa
condition physique, une perte de poids,
des difficultés respiratoires, un engorgement des poumons, une insuffisance rénale ainsi qu’une ascite (accumulation de liquide sous le péritoine), des thromboses peuvent également survenir. Si l’animal n’est pas traité à temps la maladie peut être fatale. Il existe un traitement médicamenteux à cette maladie, il est lourd, astreignant et présente des effets secondaires notables (thrombose provoquée par les vers morts), et on est parfois obligé de lui adjoindre une opération chirurgicale
pour extraire mécaniquement les vers
encombrant le cœur et les artères.
Les risques du traitement sont donc extrêmement importants ! Par contre une prévention par collier antiparasitaire est très efficace.

Les accidents de la vie courante
• La promenade de tous les dangers
Le Staffie, surtout dans son jeune âge, est
très intrépide, il faudra faire extrêmement
attention lors des promenades.

Fractures : un obstacle mal franchi et
c’est le drame.Rupture de ligaments, entorses et foulures : le Staffie fait tout ce qu’il croit lui
être possible de faire.Surmenage : le chiot ne sent pas la
fatigue, c’est à son maître de limiter son
effort !
On a vu des fractures de fatigue sur des
chiots staffie dont le maître avait négligé
cette précaution !

• Empoisonnements

Dans la nature les substances toxiques abondent, naturelles comme les plantes vénéneuses ou tout simplement des poisons destinés aux nuisibles.
Évitez également que votre chien boive n’importe quoi et même patauge n’importe où, bien souvent l’eau stagnante est souillée par des rongeurs et les risques de leptospirose sont importants. Dans certaines étendues d’eau peuvent également se développer des algues toxiques, il y a donc risque d’empoisonnement. Munissez-vous donc d’une réserve d’eau pour votre compagnon et proposez-lui dès qu’il manifeste sa soif.

• Parasitoses
Maladie de Lyme, piroplasmose transmise par les tiques, leishmaniose transmise par les moustiques, vers en tous genres contenus dans les excréments dont le chiot se délecte, microbes et virus dans les endroits
fréquentés par ses congénères. Un bon collier antiparasitaire fera l’affaire, pour le reste vermifugations régulières, vaccination et attention du maître…

• Coups de chaleur
Le chien est en détresse, il halète, se couche et parfois perd connaissance.
Avant d’aller chez le vétérinaire, mettez-le
à l’ombre et refroidissez-le avec une serviette mouillée, si vous avez une glacière
avec de la glace sous la main utilisez les
glaçons surtout sur la tête.

• Chenilles processionnaires
Ces chenilles sont couvertes d’un poil très
urticant et allergisant. Si le chien essaie
d’en manger, rincer immédiatement abondamment à l’eau et allez chez le vétérinaire, un chien peut facilement perdre un morceau de langue ou de babine si ce n’est pas traité à temps ! Évitez vous-même de toucher à ces chenilles !

• Morsures de vipères
Si le chien est mordu par une vipère : désinfectez la plaie et amenez le chien chez le vétérinaire rapidement sans le laisser marcher dans la mesure du possible (le porter), car cela accélère la diffusion du venin. (Pas d’aspivenin, pas de saignée, pas de garrot, pas de glace, etc…)