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On ne mettra bien sûr en reproduction que des chiens confirmés, en pleine forme !
Pour la femelle, il faudra attendre qu’elle soit en pleine maturité, c’est-à-dire aux environs de deux ans, et on cessera de la faire reproduire vers l’âge de 8 ans. On ne fera saillir la chienne qu’une fois par an, sauf peut-être une fois dans la vie de la chienne, si elle est en pleine forme et si la portée précédente ne l’a pas trop fatiguée !

Ce sont les conditions pour avoir de bons chiots sains et robustes, une mère qui peine et c’est la portée qui en souffre !

Avant la saillie


• Vermifuger la chienne, on réitérera cette vermifugation 15 jours avant la naissance des chiots, puis toutes les 3 semaines tout au long de l’allaitement (le cycle des ascaris étant de 3 semaines).
• Vérifier que la chienne est bien à jour de ses vaccinations, sinon la revacciner, avancer les vaccins qui auraient dû avoir lieu pendant la gestation, car certains vaccins sont contre-indiqués pendant cette période.
Si on possède le mâle, vérifier également son état sanitaire, une petite toilette « intime » n’est peut-être pas du luxe !


Voilà tout le monde est prêt !

Le mariage

Si vous devez faire une saillie avec un mâle de l’extérieur, ce sera à vous de vous déplacer avec votre femelle, la raison en
est très simple, le mâle ne doit pas être perturbé pour faire son « travail », la femelle ayant juste à être « réceptive ». En général le mâle n’est pas fainéant sur la « chose »,
mais quelques fois une panne est toujours possible, il sera donc prudent de contacter
le vétérinaire pour une éventuelle saillie
assistée !

Il n’y a de saillie que si le mâle et la femelle restent collés (quelquefois pendant plus d’un quart d’heure), une simple pénétration rapide est très rarement suivie d’effet. Il est d’usage de faire au moins deux saillies à
48 h d’intervalle afin de mieux couvrir la période de fécondité de la femelle (le sperme du mâle survivant 48 h). Dans tous les cas, si vous avez à recourir à un mâle extérieur, faites un contrat écrit, ça évite de
mauvaises surprises, toujours possibles si on se contente de paroles.

La Gestation

La chienne porte de 60 à 63 jours en général, mais dans quelques rares cas un peu moins (58) ou un peu plus (65). En moyenne les portées comportent de 5 à 6 chiots. On peut présumer que la chienne est bien « prise » lorsque son caractère change, en général elle est plus affectueuse, plus « collante ». En début de gestation un petit écoulement blanc peut apparaître à la
vulve, ce n’est absolument pas grave.

• On peut détecter la gestation chez une chienne à partir du 21 e jour de celle-ci par échographie, pour ma part je trouve cet examen peu utile car trop imprécis, les fœtus étant tellement minuscules !

• Par contre, je recommande fortement une radio une semaine environ avant la mise bas, cela permet de connaître le nombre de chiots et surtout s’il y a un chiot spécialement gros qui aura donc du mal à naître.


• Ne changez rien à l’alimentation de votre chienne, sauf pour les 10 derniers jours où vous augmenterez la dose de 10% environ,
la suralimenter trop tôt n’aurait comme résultat que de faire grossir les chiots, rendant l’accouchement plus difficile !


• En fin de gestation, préparez un endroit calme où la chienne pourra mettre bas et s’occuper de ses petits sans être dérangée.
Son espace sera muni d’une lampe chauffante et d’une corbeille plastique ou d’une corbeille chauffante destinée à maintenir une température importante, seul moyen de sauver les chiots en cas d’infection par l’herpès virose canine ! Évitez toute couverture, chiffon, drap… dans lesquels les chiots pourraient être enroulés lors de l’accouchement provoquant ainsi leur étouffement.


Mettez-y votre chienne quelques jours avant, qu’elle ait le temps de s’y habituer, car bien que les chiennes Staffie soient, en général, de bonnes mères, il n’est pas bon de les perturber juste avant cette période
stressante.

• Prévenez également votre vétérinaire de
la date probable d’accouchement de votre chienne et assurez-vous de sa présence à son cabinet à cette époque, sinon demandez-lui de vous indiquer le nom d’un collègue de confiance, car en cas de césarienne il faut un vétérinaire expérimenté qui n’endort pas trop la chienne car les petits auraient alors beaucoup de peine à se réveiller !


Il faut aussi que ce vétérinaire ait une assistante pour s’occuper des chiots pendant qu’il les sort de la chienne, lui n’a pas le temps et s’il ne s’en occupe que quand la césarienne est terminée et la mère recousue, les petits ont peu de chance de survie, s’il n’a personne pour l’assister, insistez pour aider !
L’accouchement
Différents signes indiquent que le terme est proche :
• La colonne vertébrale fait légèrement saillie, l’énorme ventre se localisant vers l’arrière.
• La température de la chienne baisse progressivement d’environ 2°, lorsqu’elle remonte, la chienne est prête à accoucher (le processus peut durer 48 h).

• Elle est inquiète et gratte sa couche.

• Bien souvent elle refuse de s’alimenter (bien que j’aie vu des chiennes engloutir leur gamelle juste avant de faire le premier chiot).

• Elle est inquiète et gratte sa couche.
• Bien souvent elle refuse de s’alimenter (bien que j’aie vu des chiennes engloutir leur gamelle juste avant de faire le premier chiot).
Maintenant c’est à vous de surveiller l’accouchement, qui se passe souvent la nuit, sans gêner la chienne, plusieurs méthodes s’offrent à vous, soit vous couchez à proximité et vous guettez les bruits qui viennent de la maternité.

Une autre méthode, beaucoup plus moderne est d’utiliser une webcam pour
surveiller le déroulement du travail.
Vous aurez sous la main, une paire de ciseaux désinfectés, des serviettes propres,
un désinfectant non toxique (Bétadine…).
Les contractions s’accélèrent et un chiot
arrive, s’il est encore dans sa poche de pla-
centa et que la chienne est désemparée (ce
qui n’arrive qu’avec les primipares et les
tout premiers chiots, sinon elles ont appris
et sont débrouillardes), déchirez la poche,
coupez le cordon ombilical, désinfectez et
donnez le chiot à lécher à la chienne, laissez le placenta, la chienne le mangera,
cette ingestion est utile pour déclencher la
lactation.
Avant de donner le chiot à la chienne assurez-vous que le chiot respire, sinon ôtez le maximum de liquide amniotique de sa tête avec une serviette, insistez sur les narines et l’intérieur de la bouche, attrapez-le par le dos et la tête et balancez-le assez énergiquement d’avant en arrière, la tête en bas, jusqu’à ce qu’il respire, cette opération a pour but d’éliminer les mucosités qui peuvent obstruer ses voies respiratoires.
Hélas il y a des cas où la respiration semble impossible à déclencher, donnez tout
de même le chiot à la chienne, quelque fois
elle arrive à le sauver à force de le lécher et de le bousculer.

Normalement les chiots arrivent la tête la première, mais dans de rares cas ils arrivent par le siège, la chienne a du mal à se délivrer, ne vous affolez pas, saisissez délicatement mais fermement le chiot devant le bassin et tirez doucement vers le bas des pattes de la chienne.

Ne tirez jamais le chiot par les pattes arrière, vous risquez qu’elles vous restent dans les mains !
Si la chienne pousse, que rien ne vient, que la vulve est dilatée emmenez-la d’urgence chez le vétérinaire, lui saura soit l’accoucher, soit faire une césarienne.
Il peut arriver qu’il y ait des chiots morts nés, c’est normal, préoccupez-vous plutôt des vivants et mettez les chiots au chaud immédiatement.
Certaines chiennes sont propres et ne font quasiment pas de saletés, mais d’autres sont de vraies cochonnes, à vous le nettoyage du « vert » et du sang !
Après l’accouchement allez chez votre vétérinaire faire une radio pour contrôler qu’aucun chiot mort n’est bloqué à l’intérieur.

Les chiots sont là !
Les chiots ne se mettent à téter, en général,
qu’une fois l’accouchement terminé.
Maintenant le travail pour la chienne et
vous commence ! Dans un premier temps,
en général, votre travail sera surtout de la
supervision : observer si la chienne s’occupe bien des chiots.
La mère a des besoins importants en nourriture pour allaiter ses chiots, on lui donnera de la bonne nourriture « à volonté » :
elle peut consommer jusqu’à 4 fois et plus
la dose normale en pleine lactation.
La chienne mange les excréments des chiots tant que ceux-ci ne sont qu’au lait maternel, elle en profite pour masser le ventre de ses bébés avec sa langue et ainsi favoriser leur digestion.
Dans les premiers jours il arrive parfois que certains chiots meurent, c’est, hélas, la dure loi de la nature.

Si la chienne met un petit de côté, ne s’en
occupe pas, euthanasiez-le, inutile de le
laisser traîner, sa mère a détecté qu’il ne
serait pas viable, inutile d’essayer le biberon, vous n’arriverez pas à le sauver, pas
d’acharnement !

Au bout d’une dizaine de jours, les yeux commencent à s’ouvrir, vous devrez nettoyer avec un peu d’eau bouillie et un coton si le tour de l’œil est sale.
Vous surveillerez le poids des chiots, vous vérifierez que chacun prenne bien et éventuellement vous supplémenterez en lait maternisé (pas de lait de vache), c’est souvent nécessaire en cas de portées nombreuses.
Vous surveillerez de près les mamelles de la femelle pour prévenir les mammites, une mamelle dure et très chaude en est le symptôme, filez chez votre vétérinaire !

Vous surveillerez aussi si le nombril ne s’infecte pas, un désinfectant non toxique sera appliqué 2 fois par jour (Bétadine ou équivalent, à voir avec votre vétérinaire), cela vous permettra également de manipuler les
chiots, ce qui sera très utile pour leur apprentissage de la vie et leur socialisation.

La socialisation des chiots

Le chiot à ce stade ne demande qu’à apprendre, ce sera à vous de lui faire vivre le maximum d’expériences pour que plus tard il soit bien dans sa peau et n’agresse ni ses congénères, ni les autres animaux domestiques.
L’agressivité vient en général de la peur de l’inconnu. Un chiot connaissant les chiens adultes va aisément trouver la place dans sa meute et voir jusqu’où il peut aller avec eux sans se faire rabrouer.
Prenez les chiots vers vous quand ils ont atteint un mois environ qu’ils écoutent les paroles des gens de la famille, la radio, voient la télé… Mais surtout évitez de leur donner de mauvaises habitudes , comme le canapé ou le lit. Leur futur propriétaire n’appréciera pas forcément ces habitudes !
On ne vous demande pas non plus d’habituer le chiot à toutes les éventualités, ce sera à son nouveau maître de parfaire son éducation.

Et n’oubliez pas les jouets !