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Après avoir été géré pendant de longues années par le CFAT et DT (Club Français de l’Airedale Terrier et Divers Terriers), le Staffordshire Bull
Terrier est maintenant administré par le CFABAS (Club Français de
Amateurs de Bull Terriers, American Staffordshire Terriers et Staffordshire Bull Terriers), club affilié à la SCC qui seul a le droit de parler au nom de la race en France. Le but du Club est l’amélioration
de la race, pour cela il dispose des moyens suivants :
• Il est dépositaire du standard de la race en France, il établit les points de nonconfirmation et peut donner des directives de jugement aux juges.
• Il nomme les juges autorisés à juger la race en expositions.
• Il nomme des commissions spécialisées (Commission d’élevage, Commission utilisation…) qui rendent compte au seul Comité et des Délégués Régionaux qui le représentent dans les régions, ces délégués
peuvent conseiller les amateurs et les renseigner sur tout ce qui a rapport avec la race et son administration.
• Il organise des expositions régionales et l’exposition Nationale d’Élevage au sein desquelles officient bien souvent des juges spécialistes de la race.
• Il désigne des expositions spéciales de race, expositions organisées par les Sociétés Canines Régionales, mais où le Club a le droit d’en désigner le juge.
• Il établit des grilles de sélection afin de valoriser les meilleurs reproducteurs
potentiels, à cette fin, il tient un fichier des tests pour les maladies génétiques et organise les Test de caractère et TAN (Test d’aptitudes naturelles).
• Le Club organise également des concours de travail sous la forme de
broussaillage et des séances d’initiation à cette discipline.
• Il conseille les éleveurs de la race afin d’orienter la sélection.
• Il publie un bulletin pour informer ses adhérents et les juges de la race, il s’est également doté d’un site Internet : www.cfabas.fr
Les prérogatives du CFABAS semblent très importantes, mais en fait il est sévèrement contrôlé par la SCC et sa marge de manœuvre est en fait très limitée ! Les points de non confirmation, par exemple font l’objet
d’une révision périodique et sont envoyés à la SCC pour accord, cet accord, délivré par la commission zootechnique de la SCC, est
en général très long à venir. Pas de reproduction sans confirmation
En France, pour avoir le droit de reproduire dans la race, les chiens doivent être confirmés. À l’inscription de la portée à la SCC chaque chiot reçoit un certificat de naissance, pedigree provisoire qui atteste
son appartenance à la race. Dès 12 mois, le propriétaire peut faire examiner son chien par un juge lors d’une exposition ou d’une séance spécifique pour confirmer que celui-ci n’a pas de défaut physique
majeur par rapport au standard qui l’empêche de reproduire dans la race, c’est ce qu’on appelle la confirmation. Sur demande du propriétaire, la Société Centrale Canine délivre alors le pedigree définitif qui n’est rien de plus que le droit à la reproduction.
C’est l’unique condition pour que la descendance soit inscrite au LOF (Livre des Origines Françaises), si l’un des deux partenaires n’est pas confirmé, les chiots seront considérés comme bâtards et ne pourront eux-mêmes pas produire de chiens considérés comme « de race ».

ATTENTION : Ceci est très important pour le Staffordshire Bull Terrier car, bien qu’il n’entre pas dans les catégories de chiens
potentiellement dangereux (1ère et 2 e catégorie), s’il est inscrit dans un livre généalogique reconnu par la Fédération
Cynologique Internationale, sa morphologie est décrite dans la loi et faute de pouvoir prouver son appartenance à la race, il sera
considéré comme chien de 1ère catégorie, avec à la clé sa destruction et amende ou
même prison, tant pour le propriétaire que pour le producteur !
Pour prouver l’appartenance à la race, le certificat de naissance suffit, point n’est besoin de la confirmation.

La confirmation est une invention française qui n’est valable qu’en France, à l’origine elle avait pour but d’éliminer les chiens s’écartant trop du standard ou présentant de graves défauts, préservant ainsi la qualité de l’élevage français. Hélas, il faut la considérer maintenant plutôt comme une source de revenus de la SCC, car la quasitotalité des chiens présentés sont confirmés, soit en premier examen, soit après
appel, même s’ils présentent des défauts listés dans les points de non-confirmation ou n’ont aucun intérêt pour l’élevage. On ne compte plus, par exemple, les confirmations de chiens noir et feu ou foie ainsi que
de chiens présentant de mauvaises dents !

Ainsi trop de chiens qui ne devraient pas reproduire, qui dégradent la race, sont confirmés et laisseront une descendance qui polluera un peu plus le type qui n’a déjà pas besoin de ça ! Au moment où j’écris ces
lignes, les points de non-confirmation s’établissent ainsi (bien qu’une nouvelle version ait été proposée à la SCC différent de celleci sur des points mineurs) :


Type général:
• Manque de type (insuffisance de caractère ethnique qui fait que le sujet ne ressemble plus suffisamment à ses congénères de la même race).
• Tailles non comprises dans les limites du standard : 35,5 cm à 40,5 cm, tolérance moins 3 cm, plus 2 cm.


Points particuliers dans le type
• graves défauts de construction,
• antérieurs tords,
• oreilles tombantes,
• oreilles droites.


Robe
• robe noire et feu,
• robe marron (foie),
• truffe envahie par le ladre.


Anomalies
• monorchidie cryptorchidie,
• prognathisme supérieur ou inférieur,
• plus de deux incisives manquantes,
• plus de quatre dents manquantes (non
comprises pc1),
• tares invalidantes repérables.


Caractère
• sujet agressif,
• sujet exagérément craintif,
• sujet ne se laissant pas examiner.


Les modifications demandées à la SCC après la réunion du 24 juillet 2010 de la Commission d’Élevage du CFABAS à laquelle j’ai participé ne révolutionneront pas cette liste, il s’agissait d’amener plus de précision dans certains défauts comme la construction, les couleurs, les dents…
Je ne peux pas pour l’instant divulguer la teneur de ces modifications, celles-ci n’ayant pas reçu l’aval de la SCC.